Au théâtre du Vieux-Colombier.L’anniversaire de Harold Pinter par Louis Bern

La pièce « L’anniversaire » au Théâtre du Vieux-Colombier représente l’archétype du théâtre de «la menace» cher à Harold Pinter.
La violence et l’agressivité sont bien présentes sous le couvert de dialogues anodins et cocasses qui font penser au théâtre de l’absurde.
Les protagonistes y compris le principal Stanley, qui sont-ils, d’où viennent-ils, se connaissent- ils, quels méfaits ont-ils commis ?
Chacun apparaît à la fois comme victime et comme bourreau. Et Stanley, la plus grande victime a sans doute commis le crime le plus grave.
Et cet anniversaire de Stanley, est-ce bien le bon jour? Il tourne de toute façon à l’orgie et au massacre. Et le lendemain matin, on emmène Stanley pratiquement mort vers quelle destination?
Sans doute un camp de concentration!
Dernière chose: pendant la célébration de l’anniversaire, on joue à colin-maillard pour rappeler- sans doute- les yeux bandés des prisonniers de Guantanamo et d’Abu Ghraib. Sacré Pinter! Il vous met mal à l’aise et on sort de là « menacé. »

Louis Bern

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