Victor Hugo : touche à tout génial. Choses vues

Cher(e) Lecteur (ice)

Une fort méchante grippe m’ayant retenu éloigné des cabrioles de l’actualité internationale m’a donné l’envie de relire : « Choses vues » de Victor Hugo.
Hugo fut Le Grand Ecrivain de la langue française, un immense poète et un homme politique amoureux de la liberté et de sa liberté.
Ce que l’on sait moins c’est que cet ardent défenseur de la dignité de l’homme fut aussi un fabuleux journaliste, à l’humour caustique et à la curiosité insatiable. En ces jours troubles que les dérives populistes, le drame syrien et les pitreries pyrotechniques du malade mental nord-coréen (comment le qualifier autrement ?) enténèbrent davantage, j’ai pensé que ces quelques chroniques de Victor Hugo nous permettraient une respiration – ô combien – belle et généreuse. J’admets bien volontiers que mon choix parmi ces milliers est arbitraire.
Chacun d’entre vous y décèlera avec plaisir qui une allusion aux éruptions actuelles du populisme, qui un regret aristocratique, qui des bouleversements internationaux, qui des migrations.
Victor Hugo fut transpercé par tous ces courants et bien d’autres encore. Victor Hugo ne fut point une idole à la pensée monolithique et figée. Il sut la faire évoluer. Décontextualiser sa pensée serait tout sauf hugolien.
Il est cependant une chose sur laquelle il n’a jamais dévié : la liberté, la dignité de l’homme et la démocratie. Ce fut la marque sacrée de son génie, qui tout comme lui demeure intemporelle.
Pour être complet, ajoutons que peu d’hommes surent aimer les femmes comme Victor Hugo. Victor Hugo virevolta toute sa vie là où on ne l’attendit point. Il s’échappa le restant de sa vie là où d’autres l’attendirent benoîtement voire sottement.
Cet électron libre fut le génie français. Victor Hugo touche-à-tout de génie !
Et pour finir un très court poème qui n’en finit pas de me bouleverser et provoque le même émoi que celui que j’ai placé en ouverture.
A toutes et à tous, bonne lecture.

Leo Keller
Neuilly le 26/02/2016
Choses vues
Victor Hugo
1848
On cause, après le Clos-Vougeot,
Emeute, Albert, Blanqui, Cavaignac et Bugeaud;
On rit ………………………..
Et l’on ne songe pas à ce pauvre ouvrier
Qui passe dans la rue, et, depuis février,
Sans aller demander l’aumône chez le maire,
Avec son dur labeur soutient sa vieille mère,
Et qui, manquant enfin de travail et de pain,
Dans sa chambre où l’air siffle aux fentes du sapin,
Et n’ayant pas de quoi payer une falourde,
Pour la première fois trouve sa mère lourde.
Mars 1848
Ainsi l’un après l’autre
Dans un vaisseau qui brûle éclatent les canons.
Quoi ! Des niais seront mes docteurs, mes prophètes,
Mais maîtres! J’agirai quand ils me diront : faîtes !
Quoi ! Je vénèrerai, quoi ! Je déifierai
Le vieux Dupont de l’Eure au regard effaré !
Quoi donc ! Il suffira qu’on me dise : – ces hommes,
Parce que nous régnons et parce que nous sommes,
Sont grands, sages, profonds, divins, prodigieux !
Pour que j’aille, incliné, muet, religieux,
Comme devant les saints, les héros et les justes,
Contempler le néant dans ces crétins augustes !
31 août 1847
Un ouvrier cordonnier apporta son maître un ouvrage fait dont le prix convenu était trois francs. Le maître trouve la besogne mal faite et ne veut la payer que cinquante sous. Refus de l’ouvrier. Querelle. Le maître jette l’ouvrier à la porte. L’ouvrier revient avec ses camarades et casse à coups de pierres les carreaux du cordonnier. La foule survient. Émeute. On met la Garde nationale, la ligue et la police sur pied. Tout Paris est sens dessus dessous. Je n’aime pas ces symptômes. Quand on a un vice, le moindre bouton détermine une maladie, et une écorchure peut entraîner une amputation.
1848 (sans date)
Il a une habileté de bourgmestre qui ne convient pas là où il faudrait une habileté de roi.
On peut gouverner Andorre ou Saint-Marin avec la première. On ne doit gouverner la France qu’avec la seconde.
1848 (sans date)
La royauté de Charles X est tombée moins bas que celle de Louis-Philippe n’est descendue.
25 novembre 1848. En séance
L’excès de la pitié, c’est une, erreur auguste.
Je plains jusqu’au tyran quand il meurt. Même juste,
J’ai l’expiation, en horreur. Je n’ai pas
L’âpre haine et le goût des sévères trépas.
C’est pourquoi je frémis devant quatre-vingt-treize.
Mais du moins, dans ces jours dont le spectre nous pèse,
On gardait le front haut, sans pâlir, sans bouger,
Devant la guillotine et devant l’étranger ;
Ceux qui régnaient avaient une grandeur horrible ;
Saint-Just était puissant, Marat était terrible ;
Sur la haute tribune on s’entredévorait ;
Et l’Europe tremblait d’un tremblement secret
Quand Danton hurlant, fier, le feu dans la paupière,
Mordait Collot d’Herbois ou mâchait Robespierre.
Ces temps étaient affreux, ils n’étaient pas petits.
Mais aujourd’hui, quels sont ces êtres aplatis
Qui tous autour de moi vont la tête courbée?
Hélas ! Le front baissé trahit l’âme tombée.
Comme on oublie orgueil, fierté, devoir, mandat !
Comme on lèche humblement la botte du soldat !
Comme on presse en tremblant ses genoux ! Comme on flatte
Son caban africain à la ganse écarlate !
Comme à son moindre mot, ordre, grâce, refus,
On adore, on éclate en jappements confus !
Comme autour de ce banc où l’œil soumis s’attache,
On attend qu’un sourire entrouvre sa moustache !
Il dit : « Venez ! » on vient. Comme à chaque moment
Avec l’avidité de l’avilissement,
Devant ce sabre obscur qui n’est pas même un glaive,
On se couche à plat ventre !… – Ah ! Mon cœur se soulève,
Vers le passé hideux je tourne un œil jaloux,
Et quand je vois ces chiens, je regrette les loups !
Mars 1848
Nous sommes sur le radeau de la méduse, et la nuit tombe.
Quoi ! Depuis 20 ans chacun de nous apporte sa pierre à l’édifice de l’avenir, et c’est avec cette pierre qu’on veut nous lapider aujourd’hui !
Les hommes de Février semblent s’entendre pour ébranler à qui mieux mieux l’ordre des choses qu’ils ont fondé: ceux qui sont hors du pouvoir, par leurs menées, ceux qui sont au pouvoir, par leurs mesures. Ces derniers surtout, je les admire. Les lois qu’on propose, les combinaisons qu’on imagine, les expédients qu’on improvise, les étranges façons de gouvernement qu’on a, autant de coups portés, qu’on le fasse exprès ou non, à l’établissement actuel, dont personne plus que moi n’aurait souhaité le succès et la durée. En vérité les partis hostiles, s’il y en a, seraient bien insensés et bien imbéciles d’intriguer et de comploter. À quoi bon prendre cette peine ? Ce qu’ils ont de mieux à faire, c’est de laisser les républicains conspirer contre la République.…
Je ne comprends pas qu’on ait peur du peuple souverain ; le peuple, c’est nous tous ; c’est avoir peur de soi-même.
Quant à moi, depuis trois semaines, je le vois tous les jours de mon balcon, dans cette vieille place royale qui eût mériter de garder son nom historique, je le vois calme, joyeux, bon, spirituel, quand je me mêle aux groupes, imposant quand il marche en colonnes, le fusil ou la pioche sur l’épaule, tambours et drapeau en tête. Je le vois, et je vous jure que je n’ai pas peur de lui.
Je lui ai parlé un peu haut sept fois dans ces deux jours.
Dans ce moment de panique, je n’ai peur que de ceux qui ont peur.
L’État chancelle, le pays est ébranlé, la vieille grandeur séculaire de la France s’écroule ; les lois, les mœurs, les idées, les intérêts, les esprits, les volontés, les autorités, les consciences, tout vacille et penche à la fois. Vous affirmez que vous sauverez tout ? Affirmez n’est pas affermir.
Vous êtes inquiets, troublés, effrayés. Vous allez à tâtons. Vous sentez que vous êtes dans la nuit. Vous ne voyez rien devant vous et vous ne savez même pas, hélas de quelle nature est cette nuit. Vous vous demandez, avec un doute plein de terreur, si c’est vous qui êtes sans yeux si c’est le monde qui est sans soleil.
Question terrible. Chacun se la pose. Personne ne répond.
8 avril 1852
Voici deux voleurs.
Celui-ci est pauvre, et vole les riches. La nuit, il escalade un mur, laisse de sa chair et de son sang aux culs des bouteilles et au verre cassé qui hérissent le chevron, et vole un fruit, un pain. Si le propriétaire de ce fruit ou de ce pain l’aperçoit et prend son fusil et le tue, eh bien, tout est dit ; ce chien est tué, voilà tout. Si la loi saisit ce voleur, elle l’envoie aux galères pour dix ans. Autrefois, elle le pendait. Plus tard, elle le marquait au fer rouge. Maintenant les mœurs sont douces ; les lois sont bonnes personnes. La casaque, le bonnet vert et la chaîne aux pieds suffisent. Dix ans de bagne, donc, à ce voleur.
Cet autre est riche et vole les pauvres.
C’est un gros marchand. Il a maison en ville et maison de campagne. Il va le dimanche en cabriolet ou en tapissière, avec force amis roses, gras et joyeux, s’ébattre dans son jardin de Belleville ou des Batignolles. Il fait apprendre le latin à son fils. Lui-même est juré, électeur dans l’occasion prud’homme, et si le vent de la prospérité souffle obstinément de son côté, juge au tribunal de commerce. Sa boutique est vaste, ouverte sur un carrefour, garnie de grilles de fer sculptées aux pointes splendides, avec de grandes balances dorées au milieu. Un pauvre homme entre timidement chez le riche, un de ces pauvres diables qui ne mangent pas tous les jours. Aujourd’hui, le pauvre espère un dîner. Il a deux sous. Il demande pour deux sous d’une nourriture quelconque. Le marchand le considère avec quelque dédain, se tourne vers sa balance, jette dedans ou colle dessus on en sait quoi, donne au pauvre homme pour un sou de nourriture et empoche les deux sous.
Qu’a fait ce riche ? Il a volé un sou à un pauvre. Il répète ce vol tant de fois, il affame tant de pauvres dans l’année, il filoute si souvent ce misérable sou que, de tant de sous filoutés, il bâtit sa maison, nourrit son cheval, arrondit son ventre, dote sa fille et dore sa balance. Il fait cela sans risques, sans remords, tranquillement, insolemment. Cela s’appelle vendre à faux poids. Et on ne le punit pas ?
Si ! Il y a une justice dans le monde ! La loi prend parfois cet homme sur le fait. Alors elle frappe. Elle le condamne à dix jours de prison et à cent francs d’amende.
AOUT 1830
Après juillet 1830, il nous faut la chose république et le mot monarchie.
A ne considérer les choses que sous le point de vue de l’expédient politique, la révolution de juillet nous a fait passer brusquement du constitutionnalisme au républicanisme. La machine anglaise est désormais hors de service en France ; les whigs siégeraient à l’extrême droite de notre Chambre. L’opposition a changé de terrain comme le reste. Avant le 30 juillet elle était en Angleterre : aujourd’hui elle est en Amérique.
Les sociétés ne sont bien gouvernées en fait et en droit que lorsque ces deux forces, l’intelligence et le pouvoir, se superposent. Si l’intelligence n’éclaire encore qu’une tête au sommet du corps social, que cette tête règne ; les théocraties ont leur logique et leur beauté. Dès que plusieurs ont la lumière, que plusieurs gouvernent ; les aristocraties sont alors légitimes. Mais lorsqu’enfin l’ombre a disparu de partout, quand toutes les têtes sont dans la lumière, que tous régissent tout. Le peuple est mûr à la république ; qu’il ait la république.
Tout ce que nous voyons maintenant, c’est une aurore. Rien n’y manque, pas même le coq.
La fatalité, que les anciens disaient aveugle, y voit clair et raisonne. Les événements se suivent, s’enchaînent et se déduisent dans l’histoire avec une logique qui effraie. En se plaçant un peu à distance, on peut saisir toutes leurs démonstrations dans leurs rigoureuses et colossales proportions, et la raison humaine brise sa courte mesure devant ces grands syllogismes du destin.
Il ne peut y avoir rien que de factice, d’artificiel et de plâtré dans un ordre de choses où les inégalités sociales contrarient les inégalités naturelles.
L’équilibre parfait de la société résulte de la superposition immédiate de ces deux inégalités.
Les rois ont le jour, les peuples ont le lendemain.
Donneurs de places ! preneurs de places ! demandeurs de places ! gardeurs de places !-C’est pitié de voir tous ces gens qui mettent une cocarde tricolore à leur marmite.
La dernière raison des rois, le boulet. La dernière raison des peuples, le pavé.
Je ne suis pas de vos gens coiffés du bonnet rouge et entêtés de la guillotine.
Beaucoup de bonnes choses sont ébranlées et toutes tremblantes encore de la brusque secousse qui vient d’avoir lieu. Les hommes d’art en particulier sont fort stupéfaits et courent dans toutes les directions après leurs idées éparpillées. Qu’ils se rassurent. Ce tremblement de terre passé, j’ai la ferme conviction que nous retrouverons notre édifice de poésie debout et plus solide de toutes les secousses auxquelles il aura résisté. C’est aussi une question de liberté que la nôtre, c’est aussi une révolution. Elle marchera intacte à côté de sa sœur la politique. Les révolutions, comme les loups, ne se mangent pas.
15 SEPTEMBRE
On a tort de croire que l’équilibre européen ne sera pas dérangé par notre révolution. Il le sera. Ce qui nous rend forts, c’est que nous pouvons lâcher son peuple sur tout roi qui nous lâchera son armée. Une révolution combattra pour nous partout où nous le voudrons.
26 Avril 1842
Mort subite de M. Humann, ministre des finances; mort du banquier Aguado ; mort de Monsieur Bertin de Veaux, fondateur du journal des Débats; mort du Maréchal Clausel; mort du maréchal Moncey.
En sortant des Invalides, où il venait d’assister à l’enterrement de Moncey, le maréchal Soult a dit : « – Il est clair qu’il se bat un rappel, là-haut. »
1848 (sans date)
De Chateaubriand :
« Aux portes du couchant, le ciel se décolore,
Le jour n’éclaire plus notre tendre entretien ;
Mais est-il un sourire aux lèvres de l’Aurore
Aussi doux que le tien ? »
1860 fin mai- début automne
Le propre des envieux, c’est d’admirer les médiocres.
…..L’homme ne fait pas les lois ; il les découvre et les promulgue.
J’exècre Néron Philippe II Charles IX ; mais je hais plus encore Hébert, Fouquier-Tinville et Carrier. Et cela est tout simple. À égalité d’infamie les derniers sont les pires. Les autres ont déshonoré la monarchie ; eux ils ont déshonoré la République.
Un mariage, c’est une greffe. Ça prend bien ou mal….
Ces trois éléments réunis : liberté, égalité, fraternité, constituent le droit. Ils sont indivisibles, et ces trois principes n’en forment qu’un. L’État qui résulte de ce triple principe indivisible est la seule forme sociale légitime. Il s’appelle République.
De l’indivisibilité des principes nés la solidarité des citoyens.
Qu’est-ce que le peuple ? C’est l’homme associé à l’homme. L’homme est souverain avant le peuple. La souveraineté du peuple se compose de tout ce que concède la souveraineté de l’homme. La souveraineté de l’homme ne relève que du droit.
La souveraineté du peuple à un organe : le suffrage universel. Toute souveraineté collective se départage et entre dans l’action par les majorités. Le suffrage universel ne pouvant remplir sa fonction qu’à la condition d’être éclairé, la République allume le plus de lumière possible autour du suffrage universel. Toutes les libertés sont ces lumières : liberté de la presse, liberté de la parole, liberté d’association, liberté religieuse, liberté civile.
Le droit, c’est la souveraineté de l’homme sur lui-même. La souveraineté du peuple ne peut rien contre le droit. Elle en dérive. L’effet n’a pas d’action sur la cause. La souveraineté du peuple ne peut aliéner le droit ni aucune partie du droit. Elle en a l’usufruit, rien de plus. Tout individu est un exemplaire du droit, exemplaire entier, complet, vivant, indestructible en tant qu’atome moral.
La souveraineté du peuple ne peut ni annuler ni amoindrir un seul de ces exemplaires du principe qu’on appelle les citoyens. Le collectif ne peut abolir l’individuel.
La souveraineté du peuple ne pouvant rien contre le droit, le suffrage universel ne peut rien contre la République. Il la constate ; il ne la met pas aux voix. Le droit rayonne dans l’immuable ; le suffrage universel agit dans le momentané. Le droit règne ; le suffrage universel gouverne. Le suffrage universel délègue pour des temps très limités, les portions du pouvoir collectif qui ont besoin d’une certaine continuité.
L’individu complet, c’est l’homme et la femme, plus l’enfant. Donc, entre le droit de l’homme, il y a le droit outre le droit de l’homme, il y a le droit de la femme. Le droit de la femme c’est : plus d’esclavage. (La liberté du cœur n’est pas moins sainte que la liberté de l’esprit.) Le droit de l’enfant, c’est d’être un homme ; ce qui fait l’homme, c’est la lumière ; ce qui fait la lumière, c’est l’instruction. Donc le droit de l’enfant, c’est l’instruction gratuite, obligatoire. La criminalité naît de l’ignorance. L’instruction et la pénalité sont les deux extrêmes d’un équilibre. Ce que l’on ajoute à l’un, on l’ôte à l’autre. Augmentez l’éducation, la pénalité décroît. Supposez l’éducation parfaite, la loi pénale s’évanouit d’elle-même.
La société ainsi réalisée et construite avec les éléments mêmes de l’idéal, abolit par sa seule clarté l’ignorance, la misère, l’échafaud, le bagne, la guerre, le despotisme sous toutes ses formes, l’esclavage sous toutes ses formes…
Dans l’ordre politique, tout ce qui n’est pas cette société-là est nul. En dehors du pouvoir social né du droit humain, tout est usurpation.
Juillet 1860
Glorifier l’Italie, son passé son avenir, le génie italien, la nation italienne. Tout louer, tout acclamer, et finir ainsi (brusquement) :
Quant à vous, roi Victor-Emmanuel, vous avez été mal conseillé de vous attaquer à nous. C’est une imprudence. Ne la faites plus.
Et pour conclure en beauté, car c’est aussi cela Victor Hugo !
1902 Dernière Gerbe (posthume)
Oh ! de mon ardente fièvre
Un baiser peut me guérir.
Laisse ma lèvre à ta lèvre
S’attacher pour y mourir.
Ta bouche, c’est le ciel même.
Mon âme veut s’y poser.
Puisse mon souffle suprême
S’en aller dans un baiser !
Victor Hugo
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