Kumba . Une chronique désopilante par John Galt

Cher(e) lecteur (rice)

Une fois n’est pas coutume, nous publions une chronique désopilante à souhait.
Désopilante certes, mais surtout formidablement intelligente et savoureusement subtile.
Bien sûr, toute ressemblance avec l’actualité serait selon la formule consacrée purement fortuite ou résulterait d’une imagination débordante !
L’auteur, John Galt pseudonyme, que d’aucuns sauront retrouver la piste et le sens caché, est un jeune et brillant étudiant en Master Sciences-Po Paris, y fait preuve d’un fort joli brin de plume.
Il y fait également montre d’un humour corrosif qui est aussi la marque de l’Ecole.
Gageons que « John Galt » connaitra un avenir brillant et qui sait une carrière littéraire digne du succès du livre de son auteur de référence : Atlas Shrugged.
A toutes et à tous bonne lecture.

Leo Keller

Kumba par John Galt

Heureuse!
C’est ainsi que l’on pouvait décrire Marine Le Pen. Elle y était enfin arrivée. Elle avait triomphé de tous ses ennemis. Evincé tous ces politicards, de gauche comme de droite pour accéder à l’Elysée. « Dehors Flamby, atomisé le Nain de Neuilly, décapité le Robespierre de l’extrême-gauche, aux oubliettes de l’Histoire les centristes » pensait-elle.

C’était Gengis Kahn avec des seins.
La horde mongole qui avançait inexorablement, réduisant en cendres tout ce qui lui faisait obstacle. Ainsi l’avait qualifié le rédacteur d’un hebdomadaire, amateur d’écharpes rouges. Elle aimait cette comparaison. Temüjin, le loup des steppes qui se tailla un empire, parti de rien, bel ancêtre …

Hier un policier avait été abattu à Sarcelles. Un garçon de 12 ans l’avait attaqué par derrière aux jambes avec un couteau de cuisine. Ses « grands frères » l’avaient achevé à la Kalachnikov en invoquant leur Prophète. Des lâches. Et pourtant la Présidente souriait. Ce policier était son Pearl Harbour. La riposte avait été immédiate. Ce n’était plus les caïds qui mettaient le feu aux banlieues désormais.


« Les Rafale ont fait merveille » lui avait faxé le Général de Beaumont. Intéressant ce général : un obscur colonel en garnison sur le Larzac, descendant d’un proche de Maurras par son père, et israélite par sa mère ; l’un des premiers militaires à avoir rallié avec passion l’ancienne frontiste. La Seine-Saint-Denis ne deviendrait pas Bagdad avait-elle martelé lors de son allocution pour annoncer l’opération « Blizzard ». « La France serait purifiée » avait-elle affirmé. Et elle serait ce guide vers cette nouvelle société française, lavée de ses éléments nuisibles. « Le guide d’une France blanche, chrétienne et pure.
« Papa n’aurait pas fait mieux » pensa-t-elle.


Quelqu’un frappa à la porte : c’était le nouveau Secrétaire Général de l’Elysée, Nicolas Dupont-Aignan.

« Il faut, Madame la Présidente, accélérer notre politique européenne. Nous devons sortir de l’Euro puis rompre avec nos partenaires européens. Vous m’aviez également promis l’érection de ce buste en or du Général, avec une plaque mentionnant mon initiative pour la mémoire nationale. »
« Le Nain avait raison, se dit-elle, ce Dupont-Machin, c’est de Villiers sans la culture »
– Mon cher Nicolas, nous devons réformer la France progressivement et intelligemment. Nous avons besoin d’une stabilité monétaire et de nos partenaires européens pour stabiliser nos relations internationales et menacer nos créanciers. Quant à votre buste, ce n’est pas encore prévu.
– Je ne pense pas que le Général aurait approuvé ces tergiversations politiciennes pas plus que de pactiser avec les financiers de Bruxelles. Pire que des Juifs ceux-là !
– Mon cher Dupont-chose, le Général est mort depuis soixante ans. »
Le rabroué fit la moue. Son délire gaullien ne prenait pas, ni avec le peuple, ni avec la nouvelle maîtresse de la France. Le Pen qui avait d’ailleurs trouvé qu’il ressemblait à une souris, avec ses airs de fouines et ses cheveux gris. Une souris qui s’était ralliée au dernier moment, pour un maroquin. La souris tenta un dernier couinement :
« Je vous demanderai quand même, Madame la Présidente, de tenir vos engagements envers mon électorat.
– Il existe ?
– … NDA regarda ses chaussures. Les premières Weston de sa vie. Qui a dit que le contribuable français était pauvre ? MLP enchaîna :
– Votre infinitésimal score ne vous donne aucun droit. Estimez-vous heureux qu’il vous ait accordé le privilège de figurer sur la photographie officielle du gouvernement. Maintenant sortez ! »
Ce qui fit sursauter la souris. Piteusement, le Secrétaire Général se retira.

Le ballet des thuriféraires continua avec Robert Ménard, catapulté Ministre de l’Intérieur. La Présidente trouvait intéressant de nommer un ex-journaliste, défenseur de la liberté d’expression, à la tête de ce Ministère. Elle estimait que le rôle lui allait à merveille.

– Quelles nouvelles Robert ?
– Mitigées. Madame la Présidente, le Sud tient, excepté certains quartiers de Marseille. Mais l’armée et les forces de l’Ordre en viennent à bout. Nos services ont relevé 382 morts dans les affrontements. Le Nord est calme, les anciens ouvriers se sont convertis en redoutables miliciens, entièrement dévoués à votre personne. Quant aux gauchistes, ils se prennent pour des enfants du 18 juin et passent en Angleterre. La lilloise en tête.
– Et l’Ex ?
– Dans la Royale rigola le ministre.
– Il s’est engagé dans la marine ?
– Mieux ! Il s’est remis avec son ex-femme ! Ils se sont retirés dans leur villa à Mougins. Pour ce qui est du reste de la France, malgré quelques déboires, le bon peuple est passif.
Il y a bien la Bretagne qui a tenté de faire sécession mais après seulement 28 factieux abattus par les Gendarmes, les Bretons ont retrouvé la raison.
– Ma nièce ?
– Madame la Ministre de l’Education se porte bien, elle se prend pour la Duchesse de Provence, mais n’affiche aucune ambition de vous supplanter. » Il étouffa un rire.
Un « quoi ? » aussi élégant qu’une poissonnière sortit de la bouche de la Présidente.
– Son mari la trompe. Aux yeux de tous, et elle ne se rend compte de rien. Avec une certaine Marie-Agnès D’Orange-Latran. De dix ans sa cadette. En 2e année à Sciences Po Lyon.
– Tant mieux. La France aime l’ordre, pas les dépravés. Et mon père ? Il boude depuis que je lui ai refusé le Ministère de la Défense mais je n’entends pas parler de lui.
Le Ministre prit un air gêné, regarda lui aussi ses nouveaux Richelieu de chez Weston. Contrit, il lâcha un murmure inaudible.
– Allons bon … Qu’a-t-il pu bien faire ? Il a enlevé un petit Algérien et l’a passé à la gégène ?
– Ah non pas du tout !
– Depuis son « point de détail » sur la Seconde Guerre Mondiale, je m’attends à tout avec lui !
– Eh bien … voyez-vous … sur internet … il s’est inscrit sur un site de rencontre !
– Une de plus une de moins … pas de scandale, c’est tout ce que je veux. Tant qu’il se tait sur les minorités visibles. Lors du dernier dîner, avec le Roi de Suède, il avait gêné la Reine avec ses propos sur les Aryens. Papa n’est plus sortable, Robert.
– En fait, il ne « drague » et ne donne rendez-vous qu’à des femmes noires ! Lâcha le Ministre.
La Présidente le regarda, incrédule. Un Boeing aurait pu s’écraser dans les jardins du Palais, elle était figée. Robert Ménard continua :
– Il ne pense plus qu’à ça. Il se lève, il allume son ordinateur après le petit-déjeuner et passe sa matinée sur des sites de rencontre. Puis il sort déjeuner avec ses conquêtes.
– Faîtes le cloitrer à Saint-Cloud ! Qu’il ne bouge pas de là ! Et coupez-lui l’internet ! Éructa sa fille.

Le petit ministre opina de son crâne dégarni et s’éclipsa. Qu’est-ce qu’il adorait sa fonction! Ça c’était de l’information, de la vraie, de la croustillante ! Autre chose que ce que les feuilles de choux bobos-trotskistes-ultra-libérales pouvaient délivrer. Le Robert à portefeuille s’arrêta dans le couloir, songeur. « Devait-il dresser son carlin, Eichmann, à mordre des Maghrébins ? Ça ferait sensation au prochain congrès » se dit-il. Il reprit sa marche, satisfait de son idée, et admira discrètement ce garde républicain qui faisait le planton sur le côté droit de la porte de la cour d’honneur.

* * *
Quelques semaines passèrent. Les « évènements » de Seine-Saint-Denis, comme devaient l’expliquer les médias, étaient sous contrôle. La Bourse de Paris remontait, Marine le Pen avait, là aussi, dompté la Corbeille. Rapidement d’ailleurs. Les financiers avaient compris que l’Apocalypse n’était pas pour tout de suite contrairement à ce qu’avait clamé sa Sainteté. Les partenaires européens avaient fini par renouer le dialogue, saisissant l’intérêt d’établir une discussion constructive avec la 6e puissance économique mondiale. La « raison d’Etat » invoquaient-ils devant leurs électorats démocrates. Evidemment, des Français de « souche » abattaient au fusil de chasse quelques Maghrébins en province. Rien de bien grave. Le président du parti Chasse, Pêche, Nature & Traditions, également Secrétaire d’Etat à la Francophonie avait déclaré que « Le sanglier est désuet ».
Marine Le Pen se dit qu’il avait dû ouvrir un dictionnaire pour la première fois de sa vie pour caler cet adjectif. Plus étonnant, Sarah Palin, l’excitée du Tea Party américain « s’inspirait » des actions de Marine Le Pen. Les Américains l’avaient propulsé en tête des sondages. La Présidente la soutenait mollement, étant flatté d’inspiré l’ancienne gouverneure de l’Alaska. Mais la Présidente française attendait que celle-ci déclenche le feu nucléaire sur la Mecque pour se désolidariser. « Faut pas pousser, tout de même » pensait-elle.

La Présidente, un an et demi après sa victoire, entendait profiter de ce 14 juillet pour présenter son projet de nouvelle société aux Français. Après tout, c’est sur ça qu’ils l’avaient élue. Sans réellement savoir en quoi consistait cette « nouvelle société ».

Dans un tailleur bleu marine (on ne se refait pas) et un chemisier d’un blanc immaculé, où l’ensemble mettait en valeur autant sa chevelure blonde-aryenne que sa mâchoire carrée de requin blanc, elle se rendit place de l’Etoile en voiture blindée. Son père serait là, il avait pu sortir exceptionnellement de Saint-Cloud. Il était resté extrêmement calme durant sa détention dans le château familial. Sa fille espérait qu’il ne ferait pas de vagues (pas de salut nazi par exemple devant les journalistes).

En rupture avec le protocole habituel, une imposante estrade avait été placée devant l’Arc de Triomphe. Taillée en V, elle surplombait la place, et l’ilot central, où se trouvait le pupitre, était ceint d’un immense drapeau tricolore. Des Gardes Républicains en tenue d’apparat encadraient l’estrade. La scène était une véritable reproduction détournée des grandes heures du gaullisme. Marine Le Pen descendit de sa Citroën blindée, jeta un regard vers son père, sa nièce, et tous les caciques du Front National aux premières loges pour son discours puis s’avança vers l’estrade.
Elle en prononça un qui se devait d’être mémorable :
« Français, Françaises,
La France est tombée, elle se relève. La France fut gangrénée, nous coupons le membre pourri. Nous sommes en train de purger notre douce France de ses éléments nuisibles ! [Applaudissements dans le public] Nous relèverons la France car nous le devons. Je ne suis pas
Un Roi, imbu et impotent, je suis Charles Martel, fracassant la maghrébinitude de mon maillet [vifs hourras] et vous êtes mes Francs ! [applaudissements soutenus et hourras]. Cette maghrébitude est en train d’être raccompagnée manu militari à la frontière !
J’ai fait un rêve : le rêve d’une société française apaisée, blanche et chrétienne [des Parisiennes de bonne famille se signèrent, béates]. Nous sommes en train d’atteindre notre idéal ! Celui d’une France idéale ! Nous sommes le blizzard, la neige furieuse, la neige impétueuse, la neige immaculée qui gèle et recouvre les nuisibles ! [la foule devint hystérique, Robert Ménard réprima un bâillement]. Je suis la guide qui vous ouvrira les portes d’une société millénaire ! Vous êtes les brebis du Seigneur, les bâtisseurs de ce nouveau monde. Ensemble je vous le dis, faisons de la France la nouvelle Rome ! »

Le discours continua longtemps, devant une foule toujours plus enthousiaste et des militaires adhérant dévotement à ce carnage de la pensée, et se précipitant comme un seul homme vers ce gouffre vide de sens. « La mayonnaise prenait » avait dit son directeur de campagne. « La mayonnaise prend toujours » pensa celui qui était aujourd’hui devenu Premier ministre. Florian Philippot avait vu son petit ami exécuté par des frontistes de la première heure. Des pétainistes. Pourtant le Premier Ministre avait serré les dents. Matignon était sa vie. Et Charline-Geneviève de Montjoux un joli faire-valoir. Elle descendait de Laval par son père, et du croisé Simon de Montfort par sa mère. L’hérédité importait beaucoup sous la présidence frontiste. Cela pouvait faire ou défaire les carrières. Le public fit un tonnerre d’applaudissements et de vivats lorsque le Chef de l’Etat conclut son discours. Quelques bras droits se levèrent, tendus vers la Présidente. Celle-ci fit le signe de la victoire avec ses bras, termina d’un sonore « vive la France ! » et descendit de la tribune.


Elle alla saluer tout le premier rang de la tribune. Les dignitaires étrangers d’abord. Le Premier Ministre iranien, « un sacré aryen » selon Jean-Marie Le Pen, échangea une accolade avec la Présidente française, malgré l’interdiction religieuse de toucher une femme. L’Ambassadeur de Grande Bretagne ne cacha pas non plus sa sympathie pour la présidente, tout comme les représentants italiens et espagnols. Le vice-ministre des Affaires Etrangères allemandes y mit un peu plus de réserve. D’autres dignitaires étrangers se succédèrent. Un enthousiasme intéressé était de mise. Puis la Présidente salua son gouvernement et les caciques du parti.


Dupont-Truc arborait la croix de Lorraine à la boutonnière, la souris était fière. Robert Ménard avait une nouvelle paire de Weston, des mocassins à glands, vernis, avec des chaussettes rouge cardinal et une cravate fluorescente. Il était devenu un bon bourgeois de la vieille droite, avec un « zeste » de décadence bien comme il faut.

La nièce présidentielle affichait un splendide décolleté bleu roi, qui pourtant, ne semblait pas susciter tellement d’intérêt pour son époux, placé à ses côtés. Invité surprenant dans cet aéropage, Henri, Comte de Paris, prétendant orléaniste au trône de France. Lui non plus n’avait pas mis longtemps à se rallier au Front National « édulcoré » de Marine Le Pen dans les années 2010. Ses trois enfants se tenaient derrière lui. Deux étaient trisomiques. La Présidente eut cette pensée « Le résultat de dix siècles de consanguinité entre Bourbon et Habsbourg ».
Marine Le Pen salua encore d’autres ministres, d’autres barons du Front National, puis une tension gagna l’aéropage quand elle approcha de son père.
La Présidente avait prévu de se réconcilier avec lui devant la France entière. La famille n’était-elle pas sacrée ? Un des trois piliers du régime de Vichy ? Les caméras étaient bien placées, prêtes à saisir cet instant d’émotion. Le peuple serait content. Le vieux menhir frontiste, dans un costume croisé anthracite, chemise rayée bleue à col blanc et cravate jaune pâle, se leva.

Père et fille s’étreignirent. Les journalistes mitraillaient la scène. Le père posa sa main gauche sur l’épaule de la Présidente et l’embrassa. La foule poussa une immense clameur de joie en voyant ce touchant moment sur les écrans géants.
Puis la Présidente recula, chancela et s’effondra. Le chemisier blanc avait viré au rouge marxiste. Le temps semblait figé. Le fondateur du Front National tenait son Colt automatique de la guerre d’Algérie dans la main droite, une volute de fumée s’échappait du canon.
Les derniers mots de Jean-Marie Le Pen avant d’être abattu d’une balle dans la tête par le capitaine Hamabotte, réaction « exagérée » diront les journalistes, furent « Ça t’apprendra à m’empêcher de sortir avec Kumba. »

Epilogue :

La Bretagne et la Bourgogne déclarent leur indépendance quatre jours plus tard. Suivies de l’Aquitaine où Alain Juppé se proclame Alain Ier, Duc de Bordeaux. Des troubles éclatent partout sur le territoire. L’armée se divisa en faction. Robert Ménard fut retrouvé poignardé au couteau de combat, dans des circonstances jugées « troubles ».

La rumeur courait, qu’en fuite avec des militaires encore loyaux, sa main avait malencontreusement glissé, venant délicatement tapoter le postérieur d’un des factionnaires de leur campement, dans la campagne orléanaise.
Marion-Maréchal Le Pen tenta d’assurer la continuité du pouvoir, sans grands succès. La révélation de son cocufiage décida un coup d’Etat parlementaire.
On murmure que Florian Philippot fut vaporisé dans l’atmosphère berrichonne par un drone de la CIA, croyant assassiner un djihadiste d’après des renseignements envoyés par des sources obscures. Sa récente conversion à l’Islam y était sans doute pour quelque chose.

La souris grise de Debout la France fut aperçue quelques mois plus tard à Harare, au Zimbabwe, comme « conseiller politique » de Robert Mugabe, toujours vivant.
Le gaullisme avait vécu.

La France entra dans une période de déliquescence pour les vingt prochaines années, avant d’être placée sous tutelle de l’Union européenne, via sa nouvelle armée communautaire (crée à l’occasion). Martine Aubry, revenue en urgence de Londres et autoproclamée « Représentante de la France libre et démocratique » réclama alors l’instauration des 28 heures de travail hebdomadaires.
De la Bourgogne, des jeunes femmes et jeunes hommes de toute l’Europe, passés par Sciences Po à Dijon réussirent à stabiliser la situation bourguignonne puis à rétablir l’unité et l’ordre en France au bout de quelques années.
Le Front National avait changé la France à jamais.

Kumba D’Nganyou, une jolie franco-sénégalaise de 27 ans émigra aux Etats-Unis et épousa le leader du Ku Klux Klan dans le Tennessee. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants métis.

John Galt
Paris le 12/03/2017
johngalterep@gmail.com

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