Ma réponse aux barbares

En réponse à tous ces barbares minables !

Car vous êtes peut-être encore plus que des barbares. Vous êtes des minables ! Et je vous dis no pasaran !

Ces barbares minables ont frappé et tué sauvagement une fois de plus. Ils croient avoir remporté une bataille. A leur tableau de chasse, ils n’ont accroché qu’une escarmouche.
Le glas sonne déjà pour eux. Les cloches du Te Deum seront tout sauf douces à leurs oreilles. Ces barbares minables ne le savent pas encore ou plutôt ils ne le savent que trop depuis fort longtemps.
Barbares minables, nous vous chargerons de vous le rappeler.

Ils nous ont certes blessés et durement blessés. Mais nous ne sommes pas à terre tant s’en faut. La France et le monde occidental ont triomphé de barbares aussi dangereux et tout aussi minables. De Gengis Khan à hitler n’en oubliant ni Staline ni Mao la civilisation, notre civilisation tant chérie, a toujours triomphé.
Je ne me lancerai point ici dans une énumération des raisons qui permettent et permettront toujours à la raison de triompher.
Et vous savez pourquoi ces barbares minables ne triompheront pas : parce qu’ils aiment la mort et s’en repaissent. Nous sommes animés, quant à nous, par le souffle de la vie.

Nous chérissons la joie. Beethoven en a composé l’hymne. Cet hymne sublime et eschatologique. La pulsion de vie a toujours triomphé des barbares minables. Et savez-vous pourquoi nous écraserons l’hydre venimeuse parce que vous êtes encore plus minables que barbares.

Pourquoi cet optimisme que d’aucuns trouveront à bon droit je vous l’accorde hors de saison? Tout simplement parce que je suis l’héritier de l’éthique à Nicomaque et que ce legs merveilleux et inestimable m’a éduqué, guidé, éclairé et protégé depuis plus de 2500 ans. Il m’a épanoui.
Ces minables barbares ne savent même pas qui était Aristote !

Et nous vous vaincrons vous et vos minérales minables visées barbares. Savez-vous pourquoi ? Non bien sûr vous n’avez pas lu Victor Hugo ! : « Sauver Paris, c’est plus que sauver la France, c’est sauver le monde. »

Retenez bien ceci du haut de vos hordes sauvages : je vous méprise et mon mépris- pourtant lent à se mouvoir- sera implacable.
Quand ? Comment ? Où ? Par qui ? Pour qui ? Avec quelles armes ? Vous le saurez suffisamment tôt !
Nous vaincrons parce que le poète anglais John Donne écrivit en 1624:            “Any man’s death diminishes me,
because I am involved in Mankind;
and therefore never send to know for whom the bell tolls;
it tolls for thee.”
“Vengeance will sit above our faults; but till she there do sit
we see her not, nor them. Thus blind, yet still we lead her way: and thus, whilst we do ill,
we suffer it”

De John Donne nous avons retenu que la vie est sacrée et est notre bien commun.
Nous vous échinerons et vous étrillerons car nous avons lu la Bible :
Psaume 121. 3 « Il ne permettra point que ton pied chancelle ; celui qui te garde nous sommeillera point. »
Psaume 121.4 « Voici, il ne sommeil ni ne dort, celui qui garde Israël. »

Nous vous ridiculiserons ! Savez-vous pourquoi ? Parce que nous savons grâce à notre cher et inestimable Voltaire, que vous avez peur de lire d’ailleurs, que : « Ce sont presque toujours les fripons qui conduisent les fanatiques et qui mettent le poignard entre leurs mains. »

Barbares minables car ignorants. Nous vous écraserons plutôt que vous ne le pensez. Croyez-vous que nous ignorons que vous payez vos petites frappes et les abreuvez de substances toxiques pour accomplir vos basses besognes.
Prenez garde vous les lumpen-terroristes. Le temps approche plus vite et plus dangereusement que vous ne le soupçonnez.

Enfin nous vous éreinterons car ce ne sont point 20 000, 30 000, 50 000 voire 100 000 lâches qui nous feront reculer. Vous qui évoquez Dieu en pur blasphème, sachez que Dieu n’est pas avec vous ; il n’est pas forcément français d’ailleurs mais il est tout simplement comme disait Raymond Aron du côté des gros bataillons.
Nous vous vaincrons comme nous avons toujours triomphé des couards, parce que votre seul moyen de recruter des meurtriers est d’embaucher des minables pour leur faire accroire qu’ils peuvent se transformer en héros.

Rappelez-vous les paroles de notre si belle Marseillaise :
« Quoi ces cohortes étrangères !
Feraient la loi dans nos foyers !…
Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis
Tremblez ! Vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix. »

Vous avez pris notre patience pour de la faiblesse. Elle est le prix à payer pour notre implacable résolution. Rappelez-vous Cicéron !

« Jusques à quand enfin, Catilina, abuseras tu de notre patience ? Combien de temps encore ta fureur esquivera-t-elle nos coups ? Jusqu’où s’emportera ton audace sans frein? Rien ni les troupes, qui la nuit, occupent le Palatin ni les rondes à travers la ville, ni l’anxiété du peuple, ni ce rassemblement de tous les bons citoyens, ni le choix de ce lieu, le plus sûr de tous, pour la convocation du Sénat, ni l’air ni l’expression de tous ceux qui sont ici, non rien n’a pu te déconcerter ? Tes projets sont percés à jour ; ne le sens-tu pas ? Ta conspiration, connue de tous est déjà maîtrisée ; ne le vois-tu pas ? Ce que tu as fait la nuit dernière, et aussi la nuit précédente, où tu as été, qui tu as convoqué, ce que tu as résolu, crois-tu qu’un seul d’entre nous l’ignore ? »

Nous vous vaincrons car vous n’avez aucune idée de ce qu’est le beau ou de ce que les Grecs appelaient le praor c’est-à-dire la douceur.

Nous vous étrillerons et Thucydide le savait déjà qui écrivit : « Nous sommes par ailleurs les citoyens d’un État qui a toujours joui de la liberté et d’un prestige inégalé. Ne s’agit-il donc pas bien plutôt, chez nous, d’une sage pondération ? C’est grâce à cette qualité que nous seuls savons garder la mesure dans les moments de succès et que nous nous laissons moins que les autres abattre par les revers.
Quand on essaye, en nous couvrant de louanges, de nous entraîner dans une aventure qui nous paraît déraisonnable, nous ne nous laissons pas griser par le plaisir d’être loués, et si l’on essaye de nous provoquer par des reproches, nous ne laissons pas davantage la mauvaise humeur influer sur nos décisions.

À notre esprit méthodique, nous devons nous qualités guerrières et notre sagesse politique. »
Nous savons mieux que vous que : « Polemos est le père toutes choses. »

Socrate, Héraclite, Aristote, Platon, Thucydide nous accompagnent et vous croyez que vous nous vaincrez.

Nous avons aujourd’hui 129 raisons de vous attiger.

Permettez-moi de vous remercier ! Vous avez su réunifier notre Nation, mon Pays, ma Patrie et lui redonner fierté.
Nous avons administré avec le général De Gaulle que nous sommes fiers d’être Français et que la France, ma France éternelle, ma France du Siècle des Lumières peut être fière de tous ses enfants.

Pourquoi nous avez-vous ou crû nous frapper ?
Nous prenons bien soin, quant à nous, de vous distinguer vous les islamistes radicaux mais ignorants ou radicaux parce qu’ignorants de votre propre religion, de l’immense majorité de vos coreligionnaires qui sont nos compatriotes mais qui vous haïssent et méprisent tout autant que nous vous déprisons.

Vous nous avez frappés car en fait vous haïssez la France depuis plus de 200 ans. Vous avez tenté de nous abattre car la France est la France du Siècle des Lumières. La France de la Révolution Française vous cingle car la liberté vous apeure dans votre ignorance abyssale.
Vous avez voulu nous flageller car nous sommes les hérauts et aujourd’hui les héros de cette formidable idée qu’est la laïcité.

Chez nous voyez-vous, gens de peu, l’homme est au centre du monde !
Vous avez voulu nous étamper car nous respectons les femmes.
Nous gagnerons aussi car nous aimons les femmes et leur éblouissement. Nous les chérissons, vous les avez en horreur car vous en avez peur !

Non content d’être des barbares minables et ignorants vous êtes lâches. Nous triompherons aussi de vous car non contents d’aimer les femmes, nous avons accordé le droit au mariage pour tous.
Sacrilège !
Voyez-vous gens de peu, chez nous, nous aimons aussi de temps à autre le sacrilège. Dieu merci !

Chez Daech vous vous complaisez dans la fange de la barbarie.

Nous triompherons de vous parce que précisément nous chérissons la démocratie quand vous êtes relégués dans un califat obscur qui ne vous empêche pas – j’allais dire Dieu merci – de vous entretuer allègrement.

Nous triompherons de vous, forts de notre faiblesse. Et nous gagnerons précisément pour et par les valeurs démocratiques que vous abhorrez.
Car ce n’est pas votre califat ou vos valeurs nauséabondes qui finalement vous portent. Non ce qui vous porte, ce qui vous ébranle c’est la haine de nous et accessoirement la haine que vous vous portez à vous-même.

Me reste de mes humanités apprises au lycée, cette si belle citation qui m’a accompagnée toute ma vie. Il ne faut pas : « Propter vita vitae perdere causas. »

Nous triompherons aussi de vous précisément parce que la France a su intégrer l’immense et écrasante majorité des Musulmans Français qui comme leurs compatriotes rejettent non l’islam mais l’islamisme radical.

Nous vous briserons car dans ma France, douce France, catholiques, protestants, musulmans, bouddhistes et juifs nous formons une communauté soudée et unie en fraternité.

Nous vous étrillerons, voyez-vous, car grâce à notre héritage judéo-chrétien nous sommes unis dans l’amour du prochain.
Deutéronome versé chap. VI.5. Lévitique 19 18 33 34.
Luc chap. 10.25/37
Paul épître aux Galates chap. V.14.

Eussiez-vous lu au lieu de les ânonner les versets de la sourate V verset 32 et VI. 151 vous eussiez appris que : « quiconque tuerait une personne non coupable de meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque qui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. »

Si toutefois, certains de vous, barbares incultes savez lire correctement, méditez le verset 30 de la sourate V vous y découvrirez avec effroi votre sort : « Son âme l’incita à tuer son frère. Il le tua donc et devint ainsi du nombre des perdants. »

Vous avez voulu toucher à ma France, vous nous trouverez sur votre chemin.
Un dernier mot. Merci de nous avoir rappelé certes involontairement et dans le sang que nous sommes un si beau pays ! Merci de m’avoir permis ou rappelé et d’avoir ressenti au plus profond de moi-même l’immense fierté d’être français.

Ah j’allais oublier un mot d’humour dont vous êtes là aussi totalement dépourvus. Le Général Schwarzkopf a dit un jour que « nous n’avons pas à juger vos collègues les assassins du 11 septembre. C’est à Dieu et à Dieu seul de les juger. Notre rôle consiste simplement à organiser leur entrevue et (désormais la vôtre) avec leurs (vos) créateurs le plus rapidement possible. » Sachez que nous avons appris que la ponctualité est la politesse des rois.

En conclusion j’ai pensé que la plus belle des réponses consistait en quatre textes de Victor Hugo, de Ronsard, du Général De Gaulle et d’une amie qui m’a fait le don d’un poème tout en délicatesse et en élégance.

Leo Keller
15/11/2015

Victor Hugo

La Fonction de poète
Dieu le veut, dans les temps contraires,
Chacun travaille et chacun sert.
Malheur à qui dit à ses frères :
Je retourne dans le désert !
Malheur à qui prend ses sandales
Quand les haines et les scandales
Tourmentent le peuple agité !
Honte au penseur qui se mutile
Et s’en va, chanteur inutile,
Par la porte de la cité !

Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
ll est l’homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C’est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu’on l’insulte ou qu’on le loue,
Comme une torche qu’il secoue,
Faire flamboyer l’avenir !

Il voit, quand les peuples végètent !
Ses rêves, toujours pleins d’amour,
Sont faits des ombres que lui jettent
Les choses qui seront un jour.
On le raille. Qu’importe ! Il pense.
Plus d’une âme inscrit en silence
Ce que la foule n’entend pas.
Il plaint ses contempteurs frivoles ;
Et maint faux sage à ses paroles
Rit tout haut et songe tout bas !

Peuples! Écoutez le poète !
Ecoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçant les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n’est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.

C’est lui qui, malgré les épines,
L’envie et la dérision,
Marche, courbé dans vos ruines,
Ramassant la tradition.
De la tradition féconde
Sort tout ce qui couvre le monde,
Tout ce que le ciel peut bénir.
Toute idée, humaine ou divine,
Qui prend le passé pour racine,
A pour feuillage l’avenir.

Il rayonne! Il jette sa flamme
Sur l’éternelle vérité !
Il la fait resplendir pour l’âme
D’une merveilleuse clarté.
Il inonde de sa lumière
Ville et désert, Louvre et chaumière,
Et les plaines et les hauteurs ;
A tous d’en haut il la dévoile;
Car la poésie est l’étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs !

Victor Hugo, Les Rayons et les ombres

Ronsard

J’ai l’esprit tout ennuyé
D’avoir trop étudié
Les Phénomènes d’Arate1 :
Il est temps que je m’ébatte,
Et que j’aille aux champs jouer.
Bons Dieux ! Qui voudrait louer
Ceux qui collés sur un livre
N’ont jamais souci de vivre ?
Que nous sert l’étudier,
Sinon de nous ennuyer ?
Et soin dessus soin accroître2
À nous, qui serons peut-être
Ou ce matin, ou ce soir
Victimes de l’Orque noir3 ?
De l’Orque qui ne pardonne,
Tant il est fier, à personne.
Corydon4, marche devant,
Sache où le bon vin se vend :
Fais rafraîchir la bouteille,
Cherche une ombrageuse treille5
Pour sous elle me coucher :
Ne m’achète point de chair,
Car, tant soit-elle friande,
L’été je hais la viande.
Achète des abricots,
Des pompons6, des artichauts,
Des fraises, et de la crème :
C’est en été ce que j’aime,
Quand sur le bord d’un ruisseau
Je les mange au bruit de l’eau,
Étendu sur le rivage,
Ou dans un antre sauvage.
Ores que7 je suis dispos
Je veux rire sans repos,
De peur que la maladie
Un de ces jours ne me die8,
Je t’ai maintenant vaincu :
Meurs, galant, c’est trop vécu.
Pierre de Ronsard, Le Second Livre des Odes, ode 18 (1571).

Christine Vedrenne

.

A NOS AMIS, SŒUR, FRÈRE, PÈRE, MERE et à tous ceux qui ont peine. Mon cœur est triste

Alors Paris brillait de toutes ses lumières
Les passants, les amants, les familles
A la terrasse d’un café ou au Bataclan,
Illuminaient la ville
Peu à peu, dans un désordre sordide
Les petites lumières s’éteignaient
Autour d’eux les nôtres faiblissaient
Des monstres avaient décidé de leur vie
Et sans hésiter les ont prises
Une pure traîtrise !
Paris ville de lumières
Tes habitants envoient leurs prières
Paris n’a pas peur du noir
Paris garde espoir
Paris reste fier
Pour toutes les petites lumières qui nous ont quittées
En bas nous vous voyons briller
Nous vous aimons comme vous nous avez aimé
En bas nous vous pleurons
Mais un jour nous nous reverrons
Après avoir vengé vos vies
Qu’ils vous ont ôté avec mépris
Ce n’est qu’un au revoir
Qu’il n’y aurait pas dû avoir
Ce vendredi restera graver dans nos mémoires
Nous crions vengeance et avons espoir

Christ Vedrenne

Charles de Gaulle

En fin de compte, l’ordre public devra être rétabli. Oui, il peut y avoir des moyens de diverses sortes pour que force reste à la loi, mais vous devez y parvenir. C’est l’ordre que j’ai donné et c’est l’ordre que je donne. Et puis, je m’adresse à la France. Eh bien, mon cher et vieux pays, nous voilà donc, encore une fois, ensemble devant une lourde épreuve. En vertu du mandat que le peuple m’a donné et de la légitimité nationale que j’incarne depuis vingt ans, je demande à tous et à toutes de me soutenir quoi qu’il arrive.

 

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Comments

  1. Merci pour ce texte et toutes ces citations intéressants.
    Beau poème de Victor Hugo.
    L’Europe a produit quelques grands musiciens et poètes qui sont malheureusement un peu oubliés .

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